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FAMES

Elisabeth ALCARAZ, trilingue anglais/espagnol

Ghana, Nigeria, Inde, Singapour, Malaisie, Allemagne, Espagne …
pour se fixer à Toulouse !

RH et créatrice du club BPW – Toulouse
Enfance :

Des grands-parents tous originaires d’Espagne, des parents tous deux nés en Algérie, je suis née par hasard à la maison dans une jolie petite ville du Nord de Paris : Saint Leu la Forêt. Mais ce n’était pas le signe d’une enfance parisienne puisque dès trois mois je partais à l’aventure au sein du continent africain dans ce qui s’appelait encore à l’époque Gold Coast (Côte de l’Or), aujourd’hui le Ghana (anglophone).

Petit retour en France puis installation au Nigeria où j’ai eu la grande chance de vivre mon enfance. Une école française perdue au milieu de la savane et à défaut de saisons, nous rythmions notre vie sur la période des coccinelles en or ou des araignées de velours rouge que nous collectionnions. L’entrée en 6ème a signifié l’inscription au CNTE (aujourd’hui CNED) et c’est bien la patience de ma mère qui m’a permis de décrocher tout de même mon bac scientifique à 17 ans à St Maur des Fossés. De ces « fausses » années lycée, je garde le souvenir d’une galerie de portraits : les seuls français autour de moi étaient les amis de mes parents et comme toutes les petites communautés expatriées, les caractères y étaient exacerbés !

 

Parcours Personnel

Le bac en poche et déterminée à comprendre ce qui se passait dans la tête des autres je rentre à la Faculté de médecine de Créteil, objectif : Psychiatrie ! Mais les beaux yeux d’un ancien « nigérian » reconverti havrais ont eu raison de mon acharnement aux études … A défaut des névroses j’essaie les rouages de l’économie mais le désir d’enfant a rapidement supplanté les théories keynésiennes.

C’est à ce moment que l’épopée de l’Airbus a croisé ma vie : nous décidons de partir un an en Inde et Junior naît dans un hôpital de mission hollandaise à Bombay. Il paraît que ce n’est que le premier pas qui coûte, Melle N°2 voit le jour à Kuala Lumpur (Malaisie, pour celles qui ne suivraient pas). Je participe à un groupe de femmes qui ont choisi d’allaiter leur bébé. Quel extraordinaire sentiment de communion avec des malaises, des indiennes, des chinoises, galloises, écossaises, australiennes newzealandaises ! Nous ne parlons pas toujours la même langue mais nous avons le même souci de bien faire pour nos bébés, les mêmes inquiétudes, les mêmes fiertés, le même amour !

Nous faisons suivre la troupe à Madrid, Singapour, Hambourg … C’est nous, les parents qui nous sommes lassés les premiers. Nous décidons de poser les bagages à Toulouse, son cassoulet, ses plages, ses montagnes, … Bre, nous tombons amoureux de sa douceur de vivre. Pour fêter l’événement Junior N° 3 inaugure l’expérience d’un bébé prématuré et du centre de néonatalogie de Purpan, bien peu accueillant à l’époque surtout pour une maman qui avait décidé tout de même de réussir l’allaitement.

L’ouverture du groupe « La Leche League » de Toulouse suit de peu mon accréditation comme animatrice. Pour celles qui ont des notions de formation, imaginez-vous commencer dans le métier avec un groupe de 25 femmes, 10 nourrissons et au moins autant de petits de moins de 2 ans. C’est ainsi que l’on apprend l’écoute et la concentration. Bien installée dans la maternité, je tente une petite 4ème pour faire l’expérience inoubliable de l’accouchement à la maison. Mais les bébés grandissent, consomment de plus en plus et il faut envisager le long terme : reprise des études à l’UFR de Psychologie. 5 longues années comme un couloir, je ne regarde que la lumière au fond, pas de vie sociale, juste la fac-les enfants-la maison, la journée, les cours et les livres le soir jusqu’à 2-3 heures du matin. Mais quelle satisfaction : des mentions partout et 2 beaux diplômes à l’arrivée. OUF !

 

Parcours Professionnel :

Les premières expériences de conseil dans les hôpitaux singapouriens sur l’allaitement maternel, suivi du groupe « La Leche League » (site) à Toulouse m’ont confirmé mon goût pour l’animation. C’est tout naturellement que je recherche un poste de formatrice. Les CEMEA (site) me donnent ma première chance de « professionnelle rémunérée » avec un groupe de jeunes sourds à insérer professionnellement. J’apprends à signer, mais j’ai beau avoir un attrait pour les langues (anglais, espagnol, italien) là, ma « bonne oreille » ne m’aide plus. Néanmoins, très rapidement j’apprends à me passer d’interprète, je communique par écran d’ordinateur interposé. Nous apprenons à nous connaître, à échanger sur nos deux mondes si différents. Les Assedic calment mes ardeurs à entreprendre de nouvelles études en langue des signes.

Je continue au sein de « Retravailler » (site) Toulouse, j’y apprends à respecter la personne dans sa globalité, à lever quelques freins à l’emploi, à redynamiser les découragés. Puis les 35 heures m’ouvrent les portent du conseil et c’est avec enthousiasme et ferveur que je me lance dans l’aventure. 18 mois plus tard, c’est sans regrets que je me reconvertis dans les bilans de compétences. J’ai enfin l’impression d’être arrivée à bon port. J’aime tellement ce que j’y fais que je suscite des vocations. L’université du Mirail va finir par me facturer l’élargissement des amphis !

Projets :

Aujourd’hui (2003), mes enfants sont grands 16 à 26 ans, j’ai même la chance d’être la grand-mère d’un adorable petit Eric.

En libéral depuis 2 ans, je continue mes bilans, j’ai développé aussi le coaching et réalise quelques outplacements.

Je viens d’ouvrir un cabinet de Psychologue à Plaisance du Touch où j’habite.

Mais surtout je crois beaucoup au développement de la norme IiP (Investors in People) en France. Développement auquel je participe avec la CCI de Montauban (site) : il s’agit d’un référentiel en Ressources Humaines qui nous vient de Grande Bretagne (1991). Bon sens et bonnes pratiques et pourtant il fallait y penser. Nos cousins de l’autre côté du Chanel l’ont fait et ils nous font cadeau de cet outil puissant et stratégique qui répond parfaitement aux nombreuses questions que je me suis posée toutes ces années face à mes candidats bilans. Comment faire pour que cela marche mieux ? Comment ne plus abîmer les bonnes volontés par des maladresses humaines accumulées ? Cette norme est pour moi comme un aboutissement professionnel, souhaitons-lui longue vie !

 

Vie associative

– Après avoir participé en Malaisie au  » PPPI  » (groupe de femmes ayant choisi l’allaitement), je suis sollicité pour rejoindre le groupe équivalent à Singapour, où j’intervins dans les hôpitaux, à la demande du gouvernement Singapourien pour relancer l’allaitement à l’instar de leur modèle japonais où 70 % des bébés sont allaités.

– Arrivée à Toulouse je lance l’antenne de  » La Leche league « , puis « Mums & Tots » un groupe franco-anglais de mères de bambins préscolaires. Après mes formations en Thérapie familiale je rejoins un collègue dans son association  » Du Couple à la Famille « . Nous recevons des couples, des familles en difficultés. Nos outils sont les grilles d’écoute de la thérapie familiale analytique et systémique ainsi que le psychosociogramme selon le Pr. Anne Ancelin Schutzentberger (Aïe, mes aïeux !, édt. La Méridienne). Après ma formation au Psychodrame analytique je participe à des analyses institutionnelles pour l’association qui m’a formée. Malheureusement le décès de son fondateur met fin à cette belle association :  » Psycité, le psychologue dans la cité  » !

– Je rejoins aussi parfois mon mari pour animer son équipe de « Compagnons – Scouts de France », jeunes de 18 à 21 ans qui, sur 3 ans montent un projet humanitaire, souvent à l’étranger. Notre expérience des voyages rassure les parents. Le premier groupe part au Vietnam (et en revient !) le deuxième en Inde.

– Enfin au hasard de mes balades sur le net, je découvre « l’Annuaire au féminin », puis BPW et je constate, ô scandale, qu’il n’y a pas de groupe sur Toulouse. Avec quelques-unes unes de mes anciennes candidates  » bilan  » nous décidons de tenter l’aventure. Le 27 mai, 1ère réunion, un grand Hôtel de Toulouse croit en nous et nous prête une salle gratuitement pour la soirée. Un petit groupe de 7 se met au travail. Nous lançons le projet le 17/6, un sponsor nous aide à régaler nos invitées de délicieux petits fours. Nous présentons BPW International et BPW France avec le soutien de Colette DAVAZE Présidente et Christiane ROBICHON, Vice-Présidente de BPW France. Nous parlons de notre souhait d’inscrire le groupe de Toulouse dans le Bilinguisme, l’échange en Réseau et le Développement Personnel, nous recueillons 16 adhésions. Le 25 septembre s’est tenue la première réunion officielle de BPW Toulouse depuis le dépôt de ses statuts à la préfecture. Thème « le Réseau : pourquoi est-ce utile, pourquoi le créer ? ». Un signe du destin c’est le jour où sort le numéro de Courrier Cadres sur le même sujet, avec toutes les adresses dont celle de BPW France, 4 nouvelles adhésions.

Diplômes :

  • Bac D  » sciences naturelles  » – St Maur – 94
  • DEUG d’économie – St Maur – 94
  • DESS Sciences Cognitives et Interactions Homme Machine, sous dominante Psychologie du Travail &endash; Université du Mirail – 31
  • DUSCIC Diplôme Universitaire de Sciences Cognitives et Ingénierie de la Connaissance &endash; Université du Mirail – 31
  • Psychodramatiste – Toulouse – 31
  • Thérapie Familiale – Toulouse – 31

 

 

page créée le : 4 oct 2003