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Networking

Networking (= maillage)

Définition

Le Networking (en français « maillage » ou « réseau ») est « l’acquisition volontaire, systématique et planifiée de contacts professionnels satisfaisant des besoins réciproques« . Étymologiquement, il est formé de NET (filet) et de WORK qui signifie  » oeuvrer « .

Le Networking est donc l’action de « tisser son réseau« .

En France ….

… ce concept est peu connu, et il est très difficile à faire comprendre.

Je dirais que c’est quelque chose de très subtil.
Prenons la politesse ou l’amitié … Comment la définiriez vous ?

En fait, on ne comprend le NETWORKING que par ses manifestations. (voir le réseau international PWN en Ile de France)

Quelques principes. Voir le déroulement d’une rencontre networkin

Mon édito au Canada (mai 2002) : sur le site du « réseautage responsable » et la définition des réseaux

La liste de vos 200 contacts (tout le monde connait au moins 200 personnes, si, si, faites le compte !!). Regardez cette « check-list » pour vous aider.

Quelques principes du networking

  • 1. Définissez vos priorités et objectifs, mais soyez prêt (e) à l’inattendu. Ou réfléchissez à vos besoins et planifiez vos contacts.
  • 2. Portez un badge avec votre nom, chaque fois que c’est possible
  • 3. Ne restez pas avec les personnes que vous connaissez
  • 4. Prenez l’initiative d’une conversation, abordez un (e) inconnu (e), présentez-vous en expliquant ce que vous êtes, ce que vous savez faire, et ce que vous avez envie de faire.
  • 5. N’hésitez pas à poser des questions et à échanger vos cartes de visite
  • 6. Concentrez-vous sur les idées nouvelles, les perspectives originales, le développement de vos carrières et les possibilités d’affaires
  • 7. Si une conversation n’aboutit pas, mettez-y élégamment un terme
  • 8. Sachez avoir des contacts multiples : dès qu’un RV est pris, tournez-vous vers une autre personne. N’accaparez pas trop longtemps les personnes très demandées.
  • 9. Présentez vos connaissances à vos nouveaux contacts. Soyez positif (ve), charmeur (se) sur (e) de vous
  • 10. Faites un suivi et gardez le contact
  • 11. Participez aux réseaux de vos relations et ami(e)s. Essayez de rencontrer personnellement au moins 10 % de participants à chaque rencontre (cocktails, séminaires, congrès ou réunions diverses)
  • 12. Ne continuez le « Networking » que si cela est un plaisir, car le plaisir débouche forcément sur du business.

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DEROULEMENT d’une rencontre networking (la ponctualité est importante) ou comment avoir des contacts approfondis avec 20 à 30 personnes en seulement 2 heures…

15 mn ACCUEIL : Pointage sur une liste préparée d’avance, remise de documents (dont la liste des participantes avec titre, tél, fax, mél et portable).

30 mn TOUR DE TABLE : Chacun(e) se présente en 1 mn maxi (montre en main, pour ne pas pénaliser les dernières à parler) de façon concise, professionnelle et positive. On se concentre sur l’essentiel : les opportunités d’affaires et d’échanges.

60 mn APPORT d’une INTERVENANTE (1/3 de présentation, 2/3 de questions réponses) ou DISCUSSION générale

15 mn ÉCHANGES « BILATÉRAUX » : pour aller voir telle ou telle personne, prendre RV, échanger des informations plus pointues ou des services.

Si vous arrivez en retard, vous « prenez le train en marche » et vous vous présentez à la fin.

On peut bien sûr continuer à échanger (il vaut mieux ne pas prendre de RV juste après car l’expérience montre que, bien souvent, on est ravi(e) de pouvoir parler tranquillement avec telle ou telle personne).

Réseautage, maillage, networking, réseaux …

En France, le mot « réseautage » est complètement inconnu. Le mot « Networking » l’était aussi jusque dans les années 1990.

Je suis une des rares personnes à employer le terme « Networking » depuis 1980 environ,

Ma définition « un maillage fin d’initiatives pour augmenter son potentiel de culture et aussi sa liberté d’action. Une pratique visant à acquérir volontairement et systématiquement des contacts professionnels satisfaisant des besoins réciproques »….

Depuis peu, une personne utilise le mot « maillage », qu’elle a d’ailleurs déposé à l’INPI : Danièle ROUSSEAU qui a créé, en France, une association de femmes baptisée « Dirigeantes ».

Pour ma part, j’ai découvert au Québec en 1984 et aux États-Unis en 1988 que je faisais du « maillage » sans le savoir – comme monsieur Jourdain faisait de la prose … – et ce, comme Lise CARDINAL, depuis mon adolescence !

Venant d’une famille nombreuse et soudée mais dispersée aux 4 coins de la France, et participant à des associations depuis l’âge de 12 ans, après 9 années de pension et de multiples déménagements, j’ai pris très tôt l’habitude de gérer mes carnets d’adresses.

A tel point, qu’à l’âge de 20 ans, j’avais plus de 1,000 noms dans un joli carnet à pinces (feuilles indépendantes). Pendant mes années étudiantes, j’avais un carnet par pays (Espagne, Grande-Bretagne, Suisse, France …) et comme les voyageurs, je changeais de porte-monnaie et de carnet d’adresses à chaque déplacement hors de France.

Avant les ordinateurs, j’ai pris l’habitude de les photocopier une fois par an, à la suite d’une perte (la catastrophe).

Au tout début des années 80, j’ai acheté un ordinateur, rien que pour gérer mes fameux carnets, car les recopier chaque début d’année devenait fastidieux.

Puis je me suis rendue compte que je connaissais plus de femmes que d’hommes, aussi quand j’ai découvert, en 1983, le « Bottin des femmes professionnelles et commerçantes » des soeurs Lanctot de Montréal, j’ai immédiatement décidé de créer la même chose en France. Cela n’a pas été facile : la méfiance très française et le manque de confiance en soi de nombreuses femmes ont été un frein.

J’ai ensuite, pour les anciens élèves de la prestigieuse école supérieure « Sciences Po » de Paris, organisé des petits déjeuners « networking » pendant 2 ans. Mais la formule s’est essoufflée en grande partie par manque de générosité. La plupart me disait « cela ne me rapporte rien ».

Or, pour moi, le « réseautage » est une action sur le long terme. Mélange d’investissement en matière grise et de générosité non calculée (on donne souvent sans espoir de retour), c’est un état d’esprit.

Je le compare souvent à la politesse. Comment l’expliquer, sinon en montrant ses manifestations ? La politesse est un « savoir être » qui ne s’apprend pas en quelques heures (au contraire des techniques qui sont des « savoir-faire » : la conduite automobile ou l’utilisation d’un ordinateur, par exemple).

Je revendique l’éthique en affaires, comme je milite pour le professionnalisme dans le bénévolat.

Depuis les années 1990, on parle beaucoup des « réseaux » en France : « il faut faire partie de réseaux », « les réseaux sont utiles », (quelques fois « les réseaux sont dangereux »), « un-e tel-le a un très beau carnet d’adresses », « 60% des emplois se trouve grâce aux relations personnelles » – source APEC – , mais personne ne dit que les réseaux ne sont pas spontanés, qu’ils doivent être encouragés, entretenus.

Aucune loi n’empêche de faire du « réseautage » !!!!

Comme le civisme, comme la communication, le réseautage s’apprend. Et avec internet (que j’aurais fini par inventer – dis-je en toute modestie :=), nous pouvons « réseauter » sur la terre entière maintenant.

Merci à Lise Cardinal de nous sensibiliser à cette magnifique façon de « relier les êtres humains ».

Merci à nos ami(e)s Québecquois de nous faire partager leur expérience.

Vive les réseaux libres !

Brigitte CASSIGNEUL

mai 2002 (éditorial sur le site de Lise CARDINAL)

Réseaux … définition et plus ! Ce site est un bel exemple de ce que peuvent apporter les réseaux (voir la liste des associations de femmes). « Networker by birth », j’ai toujours fait partie de réseaux depuis mon adolescence, et j’ai contribué à en créer ou consolider de multiples …. Je continue !

RÉSEAUX pourquoi ?

  • Pour meubler une existence agréable et bien remplie
  • Pour conduire sa vie de façon avisée
  • Pour tirer parti des opportunités
  • Pour parer les menaces du quotidien
  • Pour mener une vie agréable et distrayante
  • Pour nourrir une insertion sociale
  • Pour accéder à des sources d’information (et mieux consommer par exemple)
  • Pour se débrouiller dans les dédales de la bureaucratie
  • Pour obtenir des appuis et améliorer sa situation professionnelle
  • Pour donner et recevoir une aide pour faire face à des situations de crise

Extrait de « A l’écoute des gens ordinaires » d’Alain de VULPIAN – page 193

& & &

extraits de « MEGATRENDS » de John NAISBITT :

QU’EST-CE QU’UN RÉSEAU ? Un ensemble de personnes qui se concertent pour mettre en commun des idées, des informations et des ressources.

Plus une démarche qu’un aboutissement. L’important, c’est le processus ! Autrement dit le besoin de communication qui détermine les inter-relations et rassemble les citoyens. (…)

Cette activité résiliaire se concrétise par :

  1. des réunions
  2. des appels téléphoniques
  3. des voyages
  4. des échanges de livres, de lettres et de méls
  5. des photocopies
  6. des propos tenus de bouche à oreille
  7. des rencontres amicales

Les réseaux se proposent aussi bien d’organiser telle ou telle forme d’entraide que de transformer la société, d’améliorer les conditions de travail, ou encore de partager certaines ressources.

Leur structure permet à l’information de circuler beaucoup plus vite, beaucoup plus efficacement, et favorisent beaucoup mieux les contacts humains directs(…)

LES RÉSEAUX ET LA CRÉATION DU SAVOIR

L’un des principaux avantages des réseaux c’est qu’ils permettent d’obtenir aisément de l’information (…)

Bien que la vocation première des réseaux soit de partager l’information et de faciliter les contacts, leur activité ne se borne pas à un simple transfert de données. Elle peut aboutir à la création et à la mise en circulation de connaissances nouvelles.

COMMENT SE STRUCTURENT LES RÉSEAUX

Les réseaux nous offrent ce que les bureaucraties ne pourront jamais nous apporter : la possibilité d’établir des liaisons horizontales.

Pour traverser le corps social, les réseaux prennent des raccourcis qui leur permettent de fournir aux individus et aux questions qui se posent à eux, des solutions plurivalentes. (…)

Les réseaux surgissent dès qu’une tentative est faite pour changer la société … des gens s’organisent spontanément pour modifier un des aspects de la société … avec une grande efficacité.

UN PHÉNOMÈNE DE NOTRE TEMPS (…)

Les confréries traditionnelle sont élitistes ; les réseaux d’aujourd’hui sont égalitaires.

Les réseaux sont composés de gens de tous les niveaux imaginables. S’ils se traitent les uns les autres sur un pied d’égalité, c’est parce que ce qui les détermine est l’information, et que l’information est par essence égalisatrice.

Pourquoi ? pour trois raisons

  • 1 le déclin de nos structures traditionnelles
  • 2 la profusion assourdissante de l’information
  • 3 l’échec manifeste de nos hiérarchies

(…) Communiquer et s’efforcer de trouver en commun des solutions aux problèmes que nos structures traditionnelles avaient été incapables de résoudre. (…)

L’INDIVIDU DANS LE RÉSEAU

Le passage du pouvoir vertical au pouvoir horizontal sera grandement libérateur pour l’individu … L’activité résiliaire responsabilise l’individu et apporte à tous les participants un enrichissement mutuellement nourri.

Dans le contexte du réseau, c’est la responsabilité donnée aux autres qui est gratifiante, et non pas l’arrivisme à tout prix qui s’exerce au détriment des autres.

Nous vivons désormais dans un monde qui n’est plus une simple constellation de réseaux mais une galaxie de constellations résiliaires …

Dernière phrase du livre (que je reprends à mon compte)

« Seigneur ! quelle époque fantastique nous vivons ! »

Source : « les 10 Commandements de l’Avenir » un des 10 chapitres est consacré aux réseaux ! de John NAISBITT – traduit en Français en 1984 son site, traduit de l’anglais « Megratrends » : les grandes tendances de notre temps) publié en 1982

Table des matières`

Préface de Michel Cicurel

Introduction

  • 1 De la société industrielle à la société informatique
  • 2 L’intrusion technologique et la réponse humaine compensatoire
  • 3 De l’économie nationale à l’économie mondiale
  • 4 Du court terme au long terme
  • 5 La dynamique décentralisatrice
  • 6 De l’assistance institutionnelle au renouveau de l’initiative
  • 7 De la démocratie de représentation à la démocratie de participation
  • 8 Des hiérarchies aux réseaux
  • 9 Le déplacement Nord-Sud
  • 10 De l’alternative simple à la société multi-optionelle

Conclusion

Extrait de la 4° de couverture

« Selon que l’individu va parier sur les promesses du futur ou les certitudes du passé, il se préparera une société harmonieuse ou un monde rigide, sans humanité ».

Il faut connaître ces 10 propositions pour en évaluer la richesse, la force, l’intelligence. Notre essor économique et social, notre mieux-être, notre évolution en dépendent. Et avec les nôtres, ceux du monde

Traduit de l’américain par Gérard Piloquet, L’ère industrielle touche à sa fin : l’économie nouvelle sera fondée sur l’information, sur la création, la transmission et l’échange de l’information » Voilà l’un des dix commandements de l’avenir. Et cette brillante étude en comporte neuf autres. Tous remarquables. Tous surprenants. Tous stimulants… »